La maltodextrine... une amie qui ne vous veux pas que du bien ?

Tout d’abord commençons par le début,  comment fabrique-t-on de la malto ?

On prend du blé, du maïs, ou de la fécule de pomme de terre, on va broyer ces aliments avec de l’eau pour obtenir une purée très liquide que l’on appelle « lait d’amidon ». On va laisser reposer, et on va récupérer quoi ? L’AMIDON. C’est est une grosse molécule complexe et sa digestibilité n’est pas aisée à l’état brut. Il faut donc la « pré-digérer » en la dégradant par l’eau, c’est ce que l’on appelle l’hydrolyse. On obtient donc un composé de plusieurs sucres : glucose, maltose, polyosides, oligosides, maltotriose… qui vont donner une maltodextrine. Je dis bien UNE car en fait il existe plusieurs maltodextrines…

Oui c’est là que ça commence à se corser !

Suivant le niveau de l’hydrolyse, la composition de ces sucres va varier. On va alors mesurer ce degré par D.E. ce qui signifie « dextrose équivalent », le dextrose étant du D-glucose. Plus le D.E. est élevé plus l’hydrolyse a été longue, et plus la maltodextrine qui en sort est composée de sucres simples.

Le D.E. va de zéro à 100. Zéro représente l’amidon pur et 100 représente le dextrose pur, c’est-à-dire un amidon totalement transformé.

La maltodextrine ne peut pas dépasser un D.E. de 20, sinon après cela s’appelle du sirop de glucose.

Pour éviter de manger des kilos de pâtes avant une compétition afin de faire le plein de glycogène, les sportifs que nous sommes suivons les recommandations des fabricants : prendre de la malto 3 jours avant l’épreuve, cela permet en plus de bien s’hydrater. En voilà un beau programme !

Oui mais… parce qu’il y a un mais… et d’importance… aucun, je dis bien AUCUN fabricant (sauf 1 dont je vous parle après) ne mentionne son niveau de D.E… et même si on leur demande, nous n’obtenons aucune réponse. Cela fait bien 6 mois que j’attends une réponse du distributeur géant d’équipements sportifs… en vain… Car plus le DE est bas, cela est synonyme d'assimilation sur la durée, et non rapide.

Alors le sportif qui consomme ce type de maltodextrine, pensant faire son plein de glycogène, est plutôt en train de faire travailler son pancréas en libérant l’insuline et son foie afin de procéder au stockage. Et par ricochet, il risque de manquer de sucre dans le sang… c’est un comble ! A titre de comparaison avec le miel qui possède un index glycémique moyen de 60 (entre 55 et 70 suivant le type de miel), la maltodextrine dépasse largement cet index.

Alors que faut-il faire ? Manger des kilos et des kilos de pâtes… euh… ça va bien un moment… alors OUI à la maltodextrine, mais en portant une attention toute particulière à sa composition. Si le fabricant a rajouté du fructose, (mais pas de glucose) comme MALTO BIO de chez OVERSTIM'S, on abaisse l’IG en ralentissant l’assimilation de la maltodextrine. Malto bio

Voici la composition de MALTO BIO citron décrite comme une PRÉPARATION EN POUDRE POUR BOISSON BIOLOGIQUE DE L’EFFORT D’APPORT GLUCIDIQUE : Ingrédients: maltodextrines(2), fructose, arôme naturel de citron(2) 1,5%, poudre de jus d’acérola(2) (jus concentré d’acérola(2) (extrait sec 50%), maltodextrine(2)), vitamine B1 (thiamine). Fabriqué dans un atelier qui utilise du lait. (2)Ingrédients issus de l’agriculture biologique.

 

Boisson maltoIl y a un autre fabricant de produits sportifs bio qui est également à mettre sur le devant de la scène, car il joue carte sur table avec sa maltodextrine. C’est un produit avec un D.E. de 10, car basé non pas comme les autres fabricants sur du blé ou du maïs, mais sur du manioc à 93%. Elle est complété par de la poudre de sirop d’agave, l’agave étant à 90% composé de fructose. A été rajouté de la thiamine (vitamine B1) qui va permettre de  mieux assimiler et utiliser les sucres pour produire de l’énergie. Il s’agit de MALTODEXTRINE MANIOC de ENDUR’ACTIV.

Le tarif de ces deux produits est similaire, pour accéder aux sites des fabricants, cliquez sur les photos.

Vous pouvez aussi vous passer de malto et miser sur l’alimentation traditionnelle en augmentant les rations dans la limite du raisonnable des féculents comme les pâtes, riz, blé…, plus légumineuses, viande blanche de préférence, fruits et légumes, et compléter tout cela avec des boissons ou des barres de l’effort composées des différents sucres.

A nous de faire le bon choix en privilégiant la qualité des produits, de la maltodextrine pour ceux qui veulent lui rester fidèles, et l’origine bio des ingrédients.

Bon run à toutes et tous !

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